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Politique / News

Les 3 types de Borrelia

Photo du rédacteur: Lyme Suisse
Lyme Suisse
il y a 3 heures
2 min de lecture

Les Borrelia forment une famille de bactéries transmises principalement par les tiques, mais avec des modes de transmission et des impacts sur la santé très variables. En Europe et en Amérique du Nord, deux grands groupes dominent : les Borrelia responsables de la maladie de Lyme, transmises par les tiques dures du genre Ixodes, et celles des fièvres récurrentes, généralement associées aux tiques molles ou aux poux.


Parmi les espèces transmises par les tiques dures, Borrelia burgdorferi est la plus connue en Amérique du Nord, tandis qu’en Europe, Borrelia afzelii et Borrelia garinii prédominent. Cette dernière, B. garinii, a une particularité : elle circule fréquemment chez les oiseaux, ce qui explique sa large distribution géographique. Ces bactéries provoquent la maladie de Lyme, une infection qui peut évoluer vers des manifestations articulaires, neurologiques ou cutanées si elle n’est pas traitée. Les symptômes initiaux incluent souvent un érythème migrant, une rougeur caractéristique en forme de cible, mais certaines formes peuvent rester discrètes ou atypiques, notamment en Suisse où certains patients présentent un tableau prolongé de fatigue persistante et d’états subfébriles, parfois cycliques, sans diagnostic clair.


À l’inverse, les fièvres récurrentes transmises par les tiques molles (TBRF) sont causées par des espèces comme Borrelia hermsii, Borrelia turicatae ou Borrelia parkeri en Amérique du Nord, ou Borrelia persica en Europe et en Asie. Ces bactéries provoquent des épisodes de fièvre récurrents, avec des cycles de 3 à 7 jours suivis de rémission, accompagnés de frissons, de maux de tête et de douleurs musculaires. Lorsqu’elles ne sont pas diagnostiquées pendant des années, ces infections peuvent s’installer de manière chronique, avec une fatigue persistante, des épisodes de fièvre légère et une altération progressive de l’état général. Le système immunitaire, en tentant de contrôler l’infection, peut contribuer à ces symptômes prolongés, même si la bactérie circule à bas bruit.

Un cas particulier est celui de Borrelia miyamotoi, une bactérie génétiquement proche des fièvres récurrentes, mais transmise par des tiques dures comme Ixodes scapularis en Amérique du Nord ou Ixodes ricinus en Europe. Elle peut provoquer soit une fièvre récurrente, soit une maladie similaire à la maladie de Lyme, avec des symptômes variables allant de la fatigue à des manifestations neurologiques. Son diagnostic est souvent difficile, car les tests standard ne la détectent pas toujours, et elle peut être confondue avec d’autres infections transmises par les tiques.


En résumé, les Borrelia illustrent la diversité des stratégies d’adaptation des bactéries : certaines, comme B. burgdorferi ou B. garinii, profitent des tiques dures et des oiseaux pour se propager, tandis que d’autres, comme B. hermsii ou B. miyamotoi, exploitent des cycles plus discrets ou des vecteurs différents. Leur impact sur la santé humaine varie considérablement, allant de maladies bien connues comme la maladie de Lyme à des fièvres récurrentes souvent sous-estimées. Une meilleure reconnaissance de ces infections, notamment des formes chroniques ou atypiques, est essentielle pour éviter des années de symptômes inexpliqués.

 
 
 

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